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Au jour de leur mariage, comme ils vont sunir sur ces terres quils ne connaissent que peu, voilà quils découvrent dans leurs curs de grands espaces inexplorés.
Si lon consent alors à se laisser envoûter, à se départir de ses certitudes, à se détacher des contraintes physiques et mentales, de sa propre culture, à gommer Paris, Londres, Dublin ou Los Angeles, on a une chance dy gagner cette espèce de transformation intérieure grâce à laquelle on repartira du Château des Condé à Vallery, doté de mille grâce et dun regard nouveau sur tout ce que lon verra ultérieurement.
Dans le Parc éclairé de mille flambeaux ou dans la Roseraie, en orée de forêt ou autour du Grand Bassin, quand la nuit nest plus tout à fait la nuit et que le soleil est encore sous lhorizon, quand séteignent là-bas les dernières musiques, tout baigne dans un camaïeu de gris.
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Puis brusquement, comme par un enchantement des muses et des elfes qui hantent nos forêts, les silhouettes et les ocres apparaissent, dessinées par des jeux dombre qui les précisent au ciel de France et lhorizon semble alors séloigner jusquaux confins de la Bourgogne.
Que vivent les terres des Princes et Princesses de Vallery et la fascination dune promesse damour au pied du mausolée dHenri II de Condé.
Peut-être avions-nous coutume derrer depuis toujours dans ces salles historiques qui surgissent des clartés de la Renaissance, au milieu de notre imaginaire.
Ici le temps sarrête. Il se perd dans ces transparences indéchiffrables du ciel.
Ce Château en location ne serait-il que le vin de nos ivresses vagabondes ?
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